Le 1er Ministre à Charleville

29 novembre 2017 | Ecrit par SMATHY |

Le 1er ministre et une partie de son gouvernement seront à Charleville-Mézières le 14 décembre.

 En juillet, le Gouvernement avait organisé sa première conférence des territoires, débouchant sur des mesures d’austérité sans précédent imposées aux collectivités locales. 13 milliards d’euros d’économies leurs sont demandées.

La deuxième réunion de cette instance a lieu à Charleville le 14 décembre, le Premier Ministre et une bonne partie de son Gouvernement seront dans la Préfecture des Ardennes.

La CGT tient à rappeler que cette conférence se tient dans un département sinistré qui a plus que jamais besoin de solidarité.

Les Ardennes, c’est :

  • 82 allocataires du RSA pour 1000 habitants (CAF, MSA)
  • Un des dix départements les plus pauvres (taux de pauvreté, France : 11.7 %, Ardennes : supérieur à 15 %)
  • 12 % de chômeurs
  • 32 % de jeunes au chômage
  • Taux de mortalité de 9.8 % (un point de plus que pour la région)
  • Une espérance de vie plus faible qu’au plan national.
  • Un sous équipement sanitaire et social (7 places de moins en maison de retraite que la moyenne nationale pour 1000 habitants)
  • Un désert médical (un généraliste pour 765 habitants ; 1 pour 663 dans la région)
  • Des transports collectifs qui se dégradent.

La CGT se prononce pour un véritable développement des territoires, qui passe par la reconquête de l’industrie.

La zone d’emploi des Ardennes a perdu 7 % de sa population en quinze ans, et 28 % d’emplois industriels.

Malgré la casse brutale de celle-ci, l’industrie peut rester un atout.

L’industrie est indispensable pour répondre aux besoins fondamentaux de la population (alimentation, eau, énergie, transport, éducation, santé, culture). Il faut produire autrement et mieux, ce qui implique de rompre avec la logique de développement libéral. Il est urgent d’agir pour un développement humain durable, de mettre en place des circuits courts, l’économie circulaire, de produire des objets durables et réparables.

Le système bancaire et financier doit être au service du développement de l’industrie, ce qui implique d’inverser la logique actuelle où c’est l’industrie qui est au service de la finance. Ce qui nécessite de rompre avec les politiques actuelles, où le patronat est inondé sans aucun contrôle d’aides publiques et d’exonérations fiscales et sociales inefficaces (comme le CICE ou le CIR). Cela passe par une réforme fiscale ambitieuse. Enfin, il faut mettre le système bancaire et financier au service du développement industriel, notamment en créant un pôle financier public pour favoriser l’emploi et impulser un développement solidaire des territoires.

Prétendre développer une industrie du futur tout en laissant fermer les sites industriels les uns après les autres est une dangereuse illusion. Il faut investir pour moderniser les usines et l’appareil productif. Il faut anticiper les mutations technologiques pour transformer les emplois, garder la maîtrise technologique des savoir-faire et des compétences, diminuer le temps de travail et améliorer les conditions de travail. Le développement d’une industrie moderne suppose des services publics de qualité en matière d’éducation, de recherche, de santé, de transport, etc …

Cela implique de développer les droits d’intervention des salariés, dans l’ensemble des secteurs de l’économie, et pas seulement dans l’industrie. Les salariés doivent bénéficier d’une représentation collective effective, quelle que soit la taille de l’entreprise.

Il faut strictement réglementer la sous-traitance et instituer une responsabilité sociale et stratégique des donneurs d’ordre à l’égard de leurs sous-traitants. Les comités d’entreprise doivent avoir un droit de veto sur les plans de suppression d’emplois. Les aides publiques aux entreprises doivent être contrôlées et conditionnées, notamment à l’emploi et à l’investissement productif.

La CGT appelle aussi au renouveau du service public, dont la qualité repose sur l’égalité d’accès, la continuité, l’adaptabilité aux besoins nouveaux des populations.

Il faut des mesures urgentes pour les Ardennes.

L’Etat, qui a laissé se dégrader la ligne Charleville-Givet doit accélérer sa rénovation pour que cette desserte retrouve tous ses usagers.

  • Les Ardennais ont besoin de trains rapides, cadencés et confortables.
  • Il est impératif de créer un axe Hirson-Charleville-Thionville permettant, avec des horaires adaptés, de rallier Lille et Metz.
  • L’ouverture d’une gare au Châtelet sur Retourne et la création d’arrêt à Liard permettraient un report de la route vers le rail.

Il faut rappeler que les collectivités Ardennaises ont payé plus de 7 millions d’euros pour la ligne LGV EST.

La CGT appelle les Ardennais-es à se mobiliser pour la redynamisation de leur territoire.

 

 

 

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